| 3ème édition de l’ouvrage « Les Sept Scénarios du Nouveau Monde » par Claude ALBAGLI |
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Publié lors du sommet de Copenhague, l’ouvrage « LES SEPT SCENARIOS DU NOUVEAU MONDE » par Claude ALBAGLI connaît déjà une 3ème édition, car son questionnement a trouvé son public.Pour une large partie de l’humanité, la concrétisation des attentes consuméristes sont bien peu probables et leur réalisation même infaisable. Mais la variété des initiatives pour conjurer ce dilemme, montre que leurs effets sur notre cadre de vie, nos rapports sociaux et nos institutions n’annoncent pas nécessairement cette symbiose attendue, harmonieuse et raisonnable. L’auteur en débusque les cohérences au regard du marché et de la mondialisation pour dégager sept scénarios.
Les deux premiers présentent des ajustements par l’offre. L’innovation technologique constitue la plus optimiste des perspectives tandis que l’adjonction de la Nature au Capital et au Travail, comme troisième facteur de production, en modifie les calculs, pas la rationalité. Les scénarios suivants régulent la demande par une rétention consumériste en préconisant soit une frugalité consentie (l’état stationnaire), soit une inégalité assumée (la partition sociale). Les canevas suivants proposent des schémas de rupture : l’un bouscule la globalisation au profit d’un monde en alvéoles, l’autre s’écarte du paradigme d’un bonheur consumériste pour d’autres valeurs sacralisées ou profanes. Quant au septième scénario, il soumet la prééminence économique au quitus scientifique des biologistes.
Nourrie des solives du passé (l’histoire) et des tourbillons du présent (l’actualité), cette exploration éclaire les chemins du possible. Quelles remises en cause seront acceptées ? Quel scénario finira par s’imposer ? Faudra-t-il décider de ne plus manger de viande ? De ne plus avoir d’enfants ? De ne plus voyager ? Quel impact sur la nature pourra-t-on tolérer et qui décidera ? Les répercussions des scénarios oscillent des attentes du grand soir aux affres des petits matins blêmes. Mais si rien n’est décidé, l’Humanité risque de s’engager vers un funeste destin : l’écosuicide, un ultime scénario en quelque sorte… L’AUTEUR Claude ALBAGLI a servi en coopération en Afrique où il a exercé les fonctions de Doyen et mis en place un Institut de Gestion. A l’Université Paris II Panthéon-Assas, il s’est spécialisé dans l’Economie internationale et du développement. Il a publié divers ouvrages sur ces questions dont « Le surplus agricole » et vient de rejoindre la Faculté d’Administration et d’Echanges Internationaux de Paris-Est. Président de l’Institut CEDIMES, réseau académique francophone international, implanté dans une trentaine de pays, il participe à de nombreuses missions et conférences nourrissant une solide culture internationale. Docteur Honoris Causa en Russie, au Kazakhstan et en Roumanie, Chevalier de l’Ordre National du Mérite et des Palmes Académiques. SOMMAIRE PREFACE SENATEUR J.-F. LE GRAND ……………………………………………..13 INTRODUCTION……………………………………………………………………………...….19 Chapitre I – LE MARCHE …………………………………………………………………..25 1 – L’abandon de la gnose pour la norme A - L’arithmétique des plaisirs et des peines B - L’optimisation collective par l’intérêt personnel C - La rationalité économique conquérante 2 – La perspective du Bonheur consumériste A - L’existentiel ou le biais démographique B - Le solvable ou la disparité sociale C - Le désirable ou l’exigence systémique 3 – La rationalité du mode de production A - Le cadrage des facteurs désenkystés B - L’impasse sur la Nature domesticable C - La ferveur technologique et l’amplificateur énergétique 4 – La cohérence du système A - L’équilibre de mutation : la division sociale de l’offre B - L’équilibre de pérennisation : la croissance de la demande C - L’émergence d’un paradigme, d’une rationalité et d’un processus 5 – Le déséquilibre chrématistique irrésolu A - L’évaluation des inégalités et des efforts d’ajustement B - La ligne de partage tension-frustration C - Les parades des déshérités Chapitre II – LA MONDIALISATION ……………………………………………...81 1 – La présomption civilisatrice A - Des Chinois inconséquents et des Européens insensés B - Le prophète, le démiurge et le thérapeute 2 - La mondialisation en trois temps A - Pour le prosélytisme du Salut B - Pour l’insertion dans l’Histoire C - Pour la valorisation de l’éphémère 3 – La globalisation contemporaine sous un quadruple effet A - Le paradigme positif des échanges internationaux B - La disponibilité des capitaux et leur fluidité internationale. C - La marginalisation des coûts de transports D - L’instantanéité des techniques de communications 4 – Une métastase mondialiste structurante A - Le réseau comme efficience entrepreneuriale de l’offre B - La division sectorielle vue de la mondialisation C - La consommation, référent identitaire de la demande 5 – Le commencement d’un monde fini A - Le bilan contrasté B - L’appréhension des limites C - Le constat amer d’une impasse Chapitre III – LES SCENARIOS ………………………………………………....157 1 – La méthode 2 – L’aménagement A - La technologie : l’ajustement sans renoncement B - Le 3ème facteur : le marché complété 3 – Le renoncement A - Le stationnaire : décroissance et partage B - La partition : l’inégalité aménagée 4 – Le bouleversement A - La mutation : la quête d’un paradigme B - L’alvéolaire : la diversité culturelle sur la fragmentation écologique 5 – Le retournement A - Le bilan critique B – L’enkystement : la revanche des scientifiques CONCLUSION…………………………………………….………………………….………241 A la troisième édition de l’ouvrage, la couverture demeure inchangée : le bleu de l’espace, le vert de la nature et, au centre, comme les grains d’un chapelet, la boule terrestre sous sept faces différentes, mais reliées entre elles. L’une des idées maîtresses de cet ouvrage, écrit par un économiste, est l’oubli de la nature dans toutes les théories du marché. Or, l’actualité la plus récente, avec les cendres volcaniques stoppant toute activité aérienne vient confirmer la fragilité des systèmes organisationnels humains. En 1999, on redoutait un bug informatique, une mémorable tempête survint ; la crise économique passe au second plan quand l’espace aérien se trouve fermé quasi mondialement, bloquant le transport, le négoce, les stocks, l’activité industrielle. L’ouvrage de 250 pages s’articule en trois gros chapitres, successivement consacré à la construction du concept de marché, puis à la (les) mondialisations, et enfin à la présentation des scenarii .Pour les non-spécialistes que nous sommes, la lecture est aisée, les exemples nombreux ;les deux premiers chapitres permettent même de structurer des notions souvent éparses. Cet intérêt pédagogique se double de références abondantes puisant très largement en dehors du champ de l’économie pure, dans la science politique, la communication, la philosophie, les grands essayistes contemporains, tant français qu’étrangers. Le chapitre 1 relate l’émergence du concept de « marché » et ses théorisations successives. Le chapitre suivant, plus critique, aborde la mondialisation et en dénonce les contradictions : »les clignotants s’allument de toutes parts, le modèle consumériste est dans l’impasse. La Nature vient rendre inaccessible l’avènement des espérances, »lit on p 130, car il existe plusieurs formes de mondialisation. Le troisième et dernier chapitre développe le thème de la circularité déjà présent en couverture. Entre le double étau des « lois du marché »et de l’inéluctable mondialisation se déroule un processus tournant, oscillant entre la régulation étatique, la fin du consumérisme, le refus de la mondialisation ou le retour régressif vers des structures alvéolaires. Ce parcours est parsemé de bouleversements, révoltes, stagnation ; comme on le voit ces jours-ci pour la Grèce, l’ajustement financier décidé par les politiques exige du renoncement ce qui engendre de vives réactions. Mais prévient l’auteur, ces décisions humaines peuvent être balayées par des tempêtes, la pollution, la raréfaction des ressources énergétiques. N’en déplaise à Descartes, l’homme n’est plus maître et possesseur de la nature. Chaque scenario est théoriquement possible, pas forcément probable, parfois peu souhaitable. La prise (brutale) de conscience du 21° siècle que nous sommes dans un monde fini amène à penser que l’homme est l’espèce vivante la plus menacée, que l’avenir écologique et globalitaire est bien incertain. La connaissance des périls, des impasses, des contradictions permettra, peut être, d’inventer le Salut pour un nouveau monde, radicalement différent, conclut Claude ALBAGLI. La concertation d’experts désintéressés pourrait innover vers un huitième scenario, encore dans les limbes. Ce à quoi, en définitive, nous incite cet ouvrage. Anne Marie LAULAN Professeur Emérite Bordeaux III Télécharger le bon de commande |





Publié lors du sommet de Copenhague, l’ouvrage « LES SEPT SCENARIOS DU NOUVEAU MONDE » par Claude ALBAGLI connaît déjà une 3ème édition, car son questionnement a trouvé son public.











